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AFRIKANEWS

DEBUT DU PROCES DE LA HONTE A LA CPI:Le vrai sens d'un procès...

29 Janvier 2016, 00:43am

Publié par Mspdi Ubuntu

DEBUT DU PROCES DE LA HONTE A LA CPI:Le vrai sens d'un procès...

Le vrai sens d'un procès....

Après cette première journée d'audience à la Cpi, doit-on trouver anormales l'attitude de
dame Bensouda et sa rhétorique ? Le rôle de Fatou est-il conforme à l'essence d'un procès
ou pas ?

En effet, ils ont été nombreux, très nombreux, les ivoiriens, de véritables sachants, à être choqués
par le récit de dame Bensouda.

Pour les grands malades parmi eux, ils n'ont trouvé leur salut que dans la prise précipitée et salvatrice
de leurs comprimés à l'effet d'éviter que leur coeur les lâche.

Une pléthore d'amis miens, m'a assailli pour s'interroger si c'est cela la Justice ?

Cette opportunité a été mise à profit pour expliquer à la plupart de mes interlocuteurs qu'il n'y a de procès
que parce que, d'un côté, il y a le mensonge, et de l'autre, la vérité.

Ces deux réalités s'affrontant, le "procès" n'a t-elle pas vocation à faire émerger la vérité, comme finalité ?

Si donc le mensonge n'affrontait pas la vérité, on ne parlerait jamais de "procès"

Car, comment la vérité peut-elle triompher si le mensonge n'est pas présent au rendez-vous ?

En l'espèce, dame Bensouda a mission de faire triompher le mensonge. Si la vérité ne l'écoute pas
religieusement, comment pourrait-elle la vaincre ?

Le seul péché professionnel de dame Bensouda résulte de son refus de prendre en compte les éléments
à décharge. C'est tout. Pour le reste, elle fait bien son travail qui consiste à porter la version manifestement
mensongère de la tragédie ivoirienne, à elle confiée, au demeurant, par Dramane OUATTARA et consorts.

Ce qu'il faut retenir, c'est qu'à part les ivoiriens qui sont les seuls sachants naturels de cette tragédie, les autres
observateurs sont en droit de prendre pour parole d'évangile tout ce qu'a raconté dame Bensouda.

Pour démontrer que c'est du mensonge, il revient au Président Gbagbo, au Ministre Blé Goudé
et leur défense de démontrer à la Cour (les juges qui doivent trancher) qu'en face, c'est le mensonge
qui a été servi.

Par exemple, lorsqu'on dit que les gueré et les bété sont du Sud de la Côte d'ivoire, il revient à la défense,
carte de la Côte d'ivoire en main, de déchirer ce mensonge.

Lorsque, par exemple, Fatou Bensouda allègue que la crise post-électorale a débuté le 27 novembre 2010,
il faut appeler l'attention de la Cour que Fatou ne sait pas de quoi elle parle, d'autant que rien ne s'est passé
en Côte d'Ivoire ce samedi 27 novembre 2010. C'est plutôt le 28 novembre 2010 que le deuxième tour des élections
Présidentielles s'est déroulé.

Lorsqu'une dame, témoin présumé, prétend, par exemple, la main sur le coeur, qu'elle a été violée par une
vingtaine de gendarmes dans une Préfecture de Police, il revient à la partie adverse d'expliquer, avec
preuve à l'appui, qu'en Côte d'Ivoire, les éléments du corps qui s'appelle gendarmerie, ne travaillent
pas dans des "Commissariats ou Préfecture de Police, mais plutôt dans les Brigades de gendarmerie.

Il reviendra donc à cette défense de demander à la Cour d'exiger d'une telle personne les preuves de ce qu'elle
a été effectivement violée par 20 militaires, et qu'elle se porte néanmoins comme un charme.

En tout cas, le procès s’analysant dans un théâtre où s'affrontent le mensonge et la vérité, personne
ne devrait se faire du mauvais sang après la mise en scène grotesque de Fatou.

La vérité est connue de tous dans cette affaire.

Le fait même que Fatou accuse le Président Gbagbo d'avoir refusé de quitter le pouvoir, après avoir perdu les
élections, et de se précipiter, pour dire que le procès n'a pas vocation à savoir "Qui a gagné ces élections? ", ne suffit-il
pas pour découvrir déjà les 3/4 de la vérité dans ce procès ?

Diantre ! Par quel moyen Bensouda s'est-elle rendue à l'évidence que Gbagbo a perdu ces élections ?

Et après son cinéma, c'est ce qui va lui être jeté au visage dès lundi 1er février prochain, à charge pour les juges
de dire si on peut estimer que quelqu'un a perdu des élections, sans visiter les résultats desdites élections.

D'ici là, je crois que la rhétorique de dame Bensouda Fatou devrait laisser les uns et les autres
indifférents.

Le mensonge prend toujours le départ avant la vérité parce qu'il n'arrive nulle part.

On est ensemble pour le triomphe de la vérité, cette vérité.

Tchedjougou OUATTARA

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